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L'HUMANISME DU CRI : DE L'ABSENCE DE L'HUMAIN À L'HUMAIN ABSENT DANS LE MALHEUR ET LE NIHILISME

Mayara Dionizio

Autor
Mayara Dionizio
Revista
Revista Dialectus
Edição
30 / 30
Ano
2023
DOI
10.30611/2023n30id92049
Páginas
120-133
Idioma
pt
2023Mayara Dionizio. L'HUMANISME DU CRI : DE L'ABSENCE DE L'HUMAIN À L'HUMAIN ABSENT DANS LE MALHEUR ET LE NIHILISME. Revista Dialectus, v. 30, n. 30, p. 120-133, 2023.3

La réflexion sur le nihilisme, dans l'œuvre de Maurice Blanchot, est fondamentalement liée à la pensée de la rupture. Ainsi, si le nihilisme se configure comme la rupture avec le sens absolu, métaphysique et humain, la fin devient l'horizon de la transcendance pour l'humain avec la mort de Dieu. En ce sens, pour Blanchot, la transcendance, à partir du concept de Surhomme, s'inscrirait toujours dans une certaine dimension de l'humanisme, même si l'œuvre de Nietzsche se détache de l'idéal humaniste. C'est pourquoi Blanchot se consacre à réfléchir, à partir des notions de nihilisme, de l'humain inséré dans le champ de connaissance des Sciences Humaines, de la rupture du sens comme expérience du langage littéraire et du malheur dans les camps de concentration, à la possibilité d'un autre humanisme chez Nietzsche. Partant de cette hypothèse, cet article articule ces notions afin de penser la rupture comme une condition éthique qui se réalise à travers le langage comme seul moyen d'approximation, de distanciation, de fragmentation et d'itérabilité infinie.